<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	
	>
<channel>
	<title>
	Commentaires sur : Qualifornication. Pourquoi la suppression de la qualification est vraiment un faux-problème.	</title>
	<atom:link href="https://affordance.framasoft.org/2013/06/qualifornication/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://affordance.framasoft.org/2013/06/qualifornication/</link>
	<description>Le blog d&#039;un maître de conférences en sciences de l&#039;information. ISSN 2260-1856</description>
	<lastBuildDate>Wed, 10 Jul 2013 15:17:30 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>
	<item>
		<title>
		Par : Anonyme		</title>
		<link>https://affordance.framasoft.org/2013/06/qualifornication/#comment-7717</link>

		<dc:creator><![CDATA[Anonyme]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2013 15:17:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://affordance.framasoft.org/2013/06/24/qualifornication/#comment-7717</guid>

					<description><![CDATA[Titulaire d&#039;un doctorat en sociologie, obtenu avec la mention &quot;Très honorable&quot; mais sans plus (ce qui est d&#039;ailleurs mérité puisque je ne visais pas à continuer dans la recherche ni même initialement à faire une thèse), non qualifié (donc disqualifié) et non publiant (je publie des articles, mais pas là où il faut...), je travaille pourtant comme enseignant contractuel pour et dans une université depuis maintenant près de sept ans... Chaque année, après une période d&#039;angoisse de plusieurs mois allant crescendo (mon poste sera-t-il reconduit ?), on m&#039;informe que mon contrat de travail est renouvelé pour encore un an, mais que ce sera la dernière fois... En dépit de mon profil d&#039;outsider (je ne suis pas issu de l&#039;université qui m&#039;a recruté et me re-recrute chaque année) et de loser de la recherche (même pas qualifié, non publiant, etc.), qu&#039;est-ce qui fait que je suis toujours dans le circuit universitaire ? Mon atout majeur, c&#039;est que je suis l&#039;un des rares à vraiment enseigner, à s&#039;impliquer pédagogiquement auprès des étudiants, à s&#039;assurer de leur suivi et même de leur insertion professionnelle pour ceux de certaines filières, mais aussi... à accepter les cours que personne ne veut faire. A l&#039;université, quand je regarde autour de moi, c&#039;est à qui publiera dans les revues les plus en vue dans la discipline, à qui réussira à obtenir telle ou telle responsabilité (ça fait bien dans son CV d&#039;être &quot;responsable de&quot; et donc du bien à sa carrière), à qui réussira à créer son master (au fait, quid des débouchés ?), etc. Au fond, l&#039;enseignement et les étudiants ne comptent pas vraiment ou si peu, et la recherche scientifique se résume bien trop souvent à l&#039;obtention de fonds pour la réalisation de projets dont on tire des articles qui seront lus uniquement par quelques-uns de ses pairs de la même discipline... (moi qui pensait que la science doit publique et qui milite par ailleurs pour la science participative, autant dire que ça me dépite). Le monde universitaire français est un monde très égo-centré, un monde où l&#039;évaluation et la compétition individuelle règnent déjà en maitre et contribuent à renforcer cet égocentrisme, où l&#039;enseignement (et sa qualité) et les étudiants (et leur réussite et insertion sur le marché de l&#039;emploi) ne sont que des prétextes pour la réalisation d&#039;objectifs très personnels... La loi LRU avait comme mérite de mettre à nu et d’exacerber cela. Avec la suppression de la qualification, les (avant) derniers éléments institutionnels d&#039;oligarchie sont brisés et c&#039;est tant mieux ! Vive l’individualisme anomique et allons à présent jusqu&#039;au bout des contradictions d&#039;un monde universitaire français schizophrène (ou rongé par la mauvaise foi) ! Comme vous l&#039;aurez compris, je ne supporte pas le monde universitaire français d&#039;aujourd&#039;hui et tout ce qui contribue à exacerber les tensions qui le traversent me remplissent d&#039;une joie coupable. Et pourtant, me direz-vous, c&#039;est ce système qui me fait manger ; certes, vous répondrai-je, mais je n&#039;ai jamais tendu la main : c&#039;est au contraire lui qui me demande de venir manger en échange de ce que beaucoup ceux qui y sont attablés ne savent plus produire, à savoir un enseignement de qualité. Si les universités sont encore, et dans une certaine mesure, des lieux de production du savoir, elles sont devenues de piètres lieux de sa transmission.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Titulaire d&rsquo;un doctorat en sociologie, obtenu avec la mention « Très honorable » mais sans plus (ce qui est d&rsquo;ailleurs mérité puisque je ne visais pas à continuer dans la recherche ni même initialement à faire une thèse), non qualifié (donc disqualifié) et non publiant (je publie des articles, mais pas là où il faut&#8230;), je travaille pourtant comme enseignant contractuel pour et dans une université depuis maintenant près de sept ans&#8230; Chaque année, après une période d&rsquo;angoisse de plusieurs mois allant crescendo (mon poste sera-t-il reconduit ?), on m&rsquo;informe que mon contrat de travail est renouvelé pour encore un an, mais que ce sera la dernière fois&#8230; En dépit de mon profil d&rsquo;outsider (je ne suis pas issu de l&rsquo;université qui m&rsquo;a recruté et me re-recrute chaque année) et de loser de la recherche (même pas qualifié, non publiant, etc.), qu&rsquo;est-ce qui fait que je suis toujours dans le circuit universitaire ? Mon atout majeur, c&rsquo;est que je suis l&rsquo;un des rares à vraiment enseigner, à s&rsquo;impliquer pédagogiquement auprès des étudiants, à s&rsquo;assurer de leur suivi et même de leur insertion professionnelle pour ceux de certaines filières, mais aussi&#8230; à accepter les cours que personne ne veut faire. A l&rsquo;université, quand je regarde autour de moi, c&rsquo;est à qui publiera dans les revues les plus en vue dans la discipline, à qui réussira à obtenir telle ou telle responsabilité (ça fait bien dans son CV d&rsquo;être « responsable de » et donc du bien à sa carrière), à qui réussira à créer son master (au fait, quid des débouchés ?), etc. Au fond, l&rsquo;enseignement et les étudiants ne comptent pas vraiment ou si peu, et la recherche scientifique se résume bien trop souvent à l&rsquo;obtention de fonds pour la réalisation de projets dont on tire des articles qui seront lus uniquement par quelques-uns de ses pairs de la même discipline&#8230; (moi qui pensait que la science doit publique et qui milite par ailleurs pour la science participative, autant dire que ça me dépite). Le monde universitaire français est un monde très égo-centré, un monde où l&rsquo;évaluation et la compétition individuelle règnent déjà en maitre et contribuent à renforcer cet égocentrisme, où l&rsquo;enseignement (et sa qualité) et les étudiants (et leur réussite et insertion sur le marché de l&#8217;emploi) ne sont que des prétextes pour la réalisation d&rsquo;objectifs très personnels&#8230; La loi LRU avait comme mérite de mettre à nu et d’exacerber cela. Avec la suppression de la qualification, les (avant) derniers éléments institutionnels d&rsquo;oligarchie sont brisés et c&rsquo;est tant mieux ! Vive l’individualisme anomique et allons à présent jusqu&rsquo;au bout des contradictions d&rsquo;un monde universitaire français schizophrène (ou rongé par la mauvaise foi) ! Comme vous l&rsquo;aurez compris, je ne supporte pas le monde universitaire français d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et tout ce qui contribue à exacerber les tensions qui le traversent me remplissent d&rsquo;une joie coupable. Et pourtant, me direz-vous, c&rsquo;est ce système qui me fait manger ; certes, vous répondrai-je, mais je n&rsquo;ai jamais tendu la main : c&rsquo;est au contraire lui qui me demande de venir manger en échange de ce que beaucoup ceux qui y sont attablés ne savent plus produire, à savoir un enseignement de qualité. Si les universités sont encore, et dans une certaine mesure, des lieux de production du savoir, elles sont devenues de piètres lieux de sa transmission.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Christelle Rabier		</title>
		<link>https://affordance.framasoft.org/2013/06/qualifornication/#comment-7716</link>

		<dc:creator><![CDATA[Christelle Rabier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2013 12:47:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://affordance.framasoft.org/2013/06/24/qualifornication/#comment-7716</guid>

					<description><![CDATA[Sauf erreur de ma part, aucune section CNU ne précise les critères qui président à la qualif ou à la non-qualif. A mon sens, dans certaines sections, c&#039;est la composition du jury qui prévaut (cf. &quot;our commencer, je voudrais raconter une expérience. J’ai été quatre ans membre d’une section CNU. [...J]e me suis livrée dès la première année à une petite expérience, un peu perverse, il faut bien le reconnaître : prédire, en ayant connaissance seulement des membres du jury de thèse, quels seraient les dossiers qualifiés et quels seraient les dossiers non qualifiés dans le lot de dossiers qui m’étaient attribués. (Pour les thèses faites à l’étranger, je m’autorisais à ne rien prédire.) Croyez-le ou non, mes prédictions ont toujours été exactes.&quot; Sophie Roux in &lt;a href=&quot;http://academia.hypotheses.org/1108);&quot; rel=&quot;nofollow ugc&quot;&gt;http://academia.hypotheses.org/1108);&lt;/a&gt; et juste derrière le rapport de thèse. En histoire, un PR d&#039;Antique m&#039;avait indiqué il y a longtemps qu&#039;il fallait aussi avoir enseigné. Et vu le précédent cette année, inventer des publis est une raison suffisante pour ne pas qualifier.
En l&#039;absence de critères explicites, je ne suis pas sûre que l&#039;évaluation pour la qualif soit différente de celle de la thèse. Qui plus est, il ne peut y avoir de recours contre la décision souveraine de la section.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sauf erreur de ma part, aucune section CNU ne précise les critères qui président à la qualif ou à la non-qualif. A mon sens, dans certaines sections, c&rsquo;est la composition du jury qui prévaut (cf. « our commencer, je voudrais raconter une expérience. J’ai été quatre ans membre d’une section CNU. [&#8230;J]e me suis livrée dès la première année à une petite expérience, un peu perverse, il faut bien le reconnaître : prédire, en ayant connaissance seulement des membres du jury de thèse, quels seraient les dossiers qualifiés et quels seraient les dossiers non qualifiés dans le lot de dossiers qui m’étaient attribués. (Pour les thèses faites à l’étranger, je m’autorisais à ne rien prédire.) Croyez-le ou non, mes prédictions ont toujours été exactes. » Sophie Roux in <a href="http://academia.hypotheses.org/1108);" rel="nofollow ugc"></a><a href="http://academia.hypotheses.org/1108" rel="nofollow ugc">http://academia.hypotheses.org/1108</a>); et juste derrière le rapport de thèse. En histoire, un PR d&rsquo;Antique m&rsquo;avait indiqué il y a longtemps qu&rsquo;il fallait aussi avoir enseigné. Et vu le précédent cette année, inventer des publis est une raison suffisante pour ne pas qualifier.<br />
En l&rsquo;absence de critères explicites, je ne suis pas sûre que l&rsquo;évaluation pour la qualif soit différente de celle de la thèse. Qui plus est, il ne peut y avoir de recours contre la décision souveraine de la section.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Qualifat		</title>
		<link>https://affordance.framasoft.org/2013/06/qualifornication/#comment-7715</link>

		<dc:creator><![CDATA[Qualifat]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jun 2013 10:40:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://affordance.framasoft.org/2013/06/24/qualifornication/#comment-7715</guid>

					<description><![CDATA[Tout à fait d&#039;accord avec l&#039;article. La qualif n&#039;est rien de plus qu&#039;un vague filtre qui évite aux comités de se farcir 200 dossiers au lieu de 80. En revanche, elle n&#039;empêche jamais le localisme. Une vraie blague!
Pour ce qui est du concombre dans le hamburger, il me semble que l&#039;on met généralement des tranches de gros cornichons aigre-doux qui sont très bons et apportent vraiment quelque chose, contrairement à la qualif.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout à fait d&rsquo;accord avec l&rsquo;article. La qualif n&rsquo;est rien de plus qu&rsquo;un vague filtre qui évite aux comités de se farcir 200 dossiers au lieu de 80. En revanche, elle n&#8217;empêche jamais le localisme. Une vraie blague!<br />
Pour ce qui est du concombre dans le hamburger, il me semble que l&rsquo;on met généralement des tranches de gros cornichons aigre-doux qui sont très bons et apportent vraiment quelque chose, contrairement à la qualif.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Claire		</title>
		<link>https://affordance.framasoft.org/2013/06/qualifornication/#comment-7714</link>

		<dc:creator><![CDATA[Claire]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jun 2013 09:14:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://affordance.framasoft.org/2013/06/24/qualifornication/#comment-7714</guid>

					<description><![CDATA[Je m&#039;insurge. Le concombre dans le hamburger, c&#039;est bon. Pour le reste, je suis d&#039;accord.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je m&rsquo;insurge. Le concombre dans le hamburger, c&rsquo;est bon. Pour le reste, je suis d&rsquo;accord.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : benjamin		</title>
		<link>https://affordance.framasoft.org/2013/06/qualifornication/#comment-7713</link>

		<dc:creator><![CDATA[benjamin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2013 13:45:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://affordance.framasoft.org/2013/06/24/qualifornication/#comment-7713</guid>

					<description><![CDATA[Merci !!
Enfin un commentaire sensé sur cette histoire… C’est en effet débile, et en effet, globalement on s’en fout, c’est un faux problème. Quand on lit dans les communiqués que la qualif est « garante de la qualité des candidats », on se demande s’il l’on doit pouffer ou s’étrangler… Très touchant aussi de voir tout le monde unanimement hurler contre le localisme — mais sur le terrain, rien ne bouge.
Les procédures de recrutement marcheront mieux le jour où on acceptera d’y consacrer du temps et de l’argent — plus interdiction pure et simple du localisme (ça marche dans certaines disciplines, cf. les maths).
b.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci !!<br />
Enfin un commentaire sensé sur cette histoire… C’est en effet débile, et en effet, globalement on s’en fout, c’est un faux problème. Quand on lit dans les communiqués que la qualif est « garante de la qualité des candidats », on se demande s’il l’on doit pouffer ou s’étrangler… Très touchant aussi de voir tout le monde unanimement hurler contre le localisme — mais sur le terrain, rien ne bouge.<br />
Les procédures de recrutement marcheront mieux le jour où on acceptera d’y consacrer du temps et de l’argent — plus interdiction pure et simple du localisme (ça marche dans certaines disciplines, cf. les maths).<br />
b.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
</rss>

<!--
Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: https://www.boldgrid.com/w3-total-cache/?utm_source=w3tc&utm_medium=footer_comment&utm_campaign=free_plugin

Mise en cache de page à l’aide de Disk: Enhanced 
Chargement différé (feed)
Minified using APC

Served from: affordance.framasoft.org @ 2026-10-24 23:13:07 by W3 Total Cache
-->