(dé)valorisation de la recherche

Ah ben çà … depuis maintenant bientôt 7 ans que je collabore à des blogs scientifiques ou que je tiens le mien, je pensais faire de la valorisation de la recherche. C'est à dire partager des connaissances, essayer de vulgariser certains concepts abscons, créer des espaces de débat, et ce pas uniquement à destination de mes pairs mais également en direction du citoyen lambda. Et ben non.

  • "Valoriser, c’est rendre utilisables ou commercialiser les résultats, les connaissances et les compétences de la recherche […]. La valorisation n’intègre pas de manière directe la diffusion des connaissances et la formation qui participent en amont à l’acquisition des compétences."

Bon … "commercialiser les résultats, les connaissances et les compétences de la recherche" … et si je mets des jolies pubs adsense tout partout sur mon blog façon sapin de noël ? Je valorise ? Je dévalorise ? Je taylorise ?

Merci de m'aider à y voir plus clair.

3 commentaires pour “(dé)valorisation de la recherche

  1. Je me demandais pourquoi on n’arrivait pas à mieux travailler avec les instances supérieures de la recherche… J’ai compris ! On n’a pas la même façon de comprendre valorisation ! Merci Olivier.

  2. La question est pertinente, puisque «valoriser» le dérivé savant de «valeur» (http://www.cnrtl.fr/lexicographie/valoriser?) a pris différents sens durant la première moitié du XXe siècle:
    – le sens économique (dans les années 1920) avec par exemple: “produire une hausse de la valeur marchande de (quelque chose), augmenter le prix de (quelque chose)” (Le Corbusier, Urbanisme, 1925, p. 282)
    – le sens psychologique et philosophique (dans les années 1940) avec par exemple: “accorder une importance plus grande à quelque chose” (Bachelard, L’Air et les songes, 1943, p. 298)
    Comme Olivier le note ailleurs à propos de GBS («on relègue dans le seul champ économique des réponses qui devraient être politiques» http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2009/09/scanne-moins-fort.html ), les choix politiques (donc philosophiques) suivent désormais les décisions économiques. D’où l’usage prévalent du sens économique de valorisation sur tout autre sens.
    Je veux bien participer au comité de réhabilitation du sens philosophique perdu de “valoriser”!

  3. En tout cas, vous (enfin vos écrits), valorisez mon cerveau…Le fait de vous lire me procurant un certain plaisir, et m’amenant à réfléchir (parfois intensément), on peut raisonnablement en déduire que vous améliorez le réseau synatique entre mes pauvres neurones, et que vous rendez ma cervelle plus vendable, au bout du compte (enfin si un jour elle finit par l’être,vendable, pas sûr!).
    En outre, vu mon âge relativement avancé (par rapport à l’étudiant lambda normal), tout ce qui se dit du rôle de la plasticité du cerveau dans la prévention de la maladie d’Alzheimer,…on peut même affirmer que vous rebouchez le trou de la sécu par anticipation!! Si ça c’est pas de la valorisation…

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