Le droit d’auteur de la blague du petit prince qui voulait apprivoiser un lion tué par un dentiste.

Le lion est mort ce soir. Ou c'était peut-être hier. C'est un (méchant) dentiste qui l'a tué. Et l'histoire à buzzé. Et buzze encore. L'occasion de faire un point définitif sur le cycle, le déroulement et la chute de tels buzzs. Occasion magnifiquement atteinte dans ce texte.

Si le lion n'était pas mort ce soir, le petit prince l'aurait peut-être apprivoisé. Mais d'autres méchants dentistes l'ont tué. Les méchants dentistes du droit d'auteur sont en train de tuer le lion du domaine public. Parce que si vous n'avez pas eu de nouvelles du lion tué par le dentistes, vous n'avez pas pu rater la sortie, mercredi, de l'adaptation du petit prince dans les salles obscures. L'année où l'oeuvre de Saint-Exupéry est enfin entrée dans le domaine public partout dans le monde. Partout ? Non. Un petit village gaulois résiste et blablabla et blablabla. Cette fois c'est le collectif SavoirsCom1 qui explique pourquoi c'est pathétique et pourquoi il devient urgent de consacrer positivement le domaine public en France et d'en finir avec l'allongement des droits. Et c'est Amaelle Guiton dans Libé qui passe la seconde couche

Et oui c'est comme ça, c'est pas une blague. Des dentistes tuent des lions, des oeuvres s'élèvent dans le domaine public mais des législations sclérosées empêchent l'avion de Saint-Exupéry de s'envoler. Pendant ce temps sur Twitter, certains réclament un droit d'auteur pour des blagues justement, des blagues en 140 signes. Heureusement Lionel Maurel est là pour nous expliquer dans un long et passionnant billet de quoi il retourne. Il y a longtemps de cela, dans ma thèse sur l'hypertexte, j'expliquais pourquoi la nature même de l'organisation hypertextuelle était non seulement fragmentaire mais fractale, permettant, grâce au lien, d'affecter et de retrouver à l'échelle "micro" les propriétés qui ne s'appliquaient jusqu'ici qu'aux contenus et aux textes à l'échelle macroscopique. C'est cette même fractalité du droit que l'on retrouve ici, mais à l'échelle d'un absurde sur lequel il nous faudra non pas "de minimis" mais "a minima" engager une réflexion, si possible dans le sillon tracé par Lionel.

Le droit d'auteur de la blague du petit prince qui voulait apprivoiser un lion tué par un méchant dentiste. C'était sur Les Internets, en cette fin du mois de Juillet.

 

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